Dans les marais on trouve deux restaurants : la Courcilière et le Caraqui.

Un coup d’œil dans le rétro 
Avant-guerre, c’étaient de simples cafés, qui ont évolué en guinguettes, comme «  le bal du Caraqui Venise » de 1945-1969. Ensuite les établissements ont prospéré et sont devenus des restaurants encore fréquentés de nos jours.
Dans les marais on s’amuse depuis 1930, à la Courcilière qui apparaît rue de Babylone.
On y mange près de l’eau, des spécialités locales comme les fritures et les fromagées et des des couilles d’âne (rassurez-vous, ce sont des œufs pochés dans une sauce au vin rouge).

De drôles de noms
La Courcilière doit son nom à un insecte, la courtilière, et par extension à toute la faune des marais (les insectes, les rongeurs…). Courtil signifie jardin en ancien français.

Plus mystérieux, le Caraqui doit son nom au chant d’un petit oiseau du marais, au plumage discret, la rousserole turboïde, qui fait « karakirakaraki ».

https://www.oiseaux.net/oiseaux/rousserolle.turdoide.html

Des petits poissons aux gros poissons.

Au début du siècle, un certain monsieur Renard installe une guinguette fait creuser un bassin qu’il peuple de poissons, entre le boulevard de l’Industrie et l’actuelle avenue de Robinson. Son idée est que les danseurs se restaurent en pêchant eux-mêmes la friture qu’ils vont manger. Il avait un bal-parquet et gramophone la semaine. Les derniers propriétaires, la famille Maillet, a fermé l’établissement juste avant la seconde guerre mondiale.
La ville en a fait une piscine de plein air, la piscine Robinson, à la sortie de la guerre.

Sources : Bourges Asnières-les-Bourges mémoire en image. Jean-Bernard Millard et Nadine Parré, avec la participation de Jean-Yves Ribault. ed. Alan Sutton. 1996
Bourges autrefois, André Rousseau, ed. Horvath, 1985

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